Poids de la fiscalité immobilière
De nombreuses taxes pèsent sur l'immobilier d'entreprise et ce, à toutes les étapes de la constitution du patrimoine depuis son achat, sa détention, à sa transmission, supportées soit par l'investisseur, soit par l'entreprise (l'occupant) :
En Île-de-France, 4 des taxes à caractère local ou régional pesant directement ou indirectement sur les coûts de fonctionnement des entreprises sont largement assises sur leur immobilier et varient sensiblement selon leur localisation : il s'agit de la redevance pour création de bureaux, de la taxe annuelle sur les bureaux, de la taxe professionnelle et de la taxe foncière sur les propriétés bâties.
2 logiques différentes entre ces 4 taxes :
Les taxes spécifiques à l'Île-de-France conçues dans une perspective d'aménagement du territoire :
Les deux autres taxes, fonction des besoins et des ressources des collectivités locales, ont un poids très différent d'une commune à l'autre. Le produit de la taxe professionnelle représente une partie très importante (certes en diminution depuis la loi de finances de 1999 qui a supprimé progressivement la part salariale dans la base d'imposition de la TP) de la fiscalité directe locale.
De nombreuses limites concernant l'efficacité de ces taxes et les disparités qu'elles engendrent sont régulièrement soulignées :
Quelques questions sur l'évolution de la fiscalité
Animateur : Alain Béchade
Coordination ORIE : Bastien Boichard
La fiscalité, au service de l'aménagement ?
De nombreux projets de transports sont au centre du projet spatial régional. Outre l'amélioration de l'offre de service, en qualité comme en quantité sur les lignes existantes, le maillage des réseaux sera développé grâce à de nouvelles liaisons structurantes en rocade qui faciliteront la desserte de périphérie à périphérie.
Inévitablement, ces projets qui sont chiffrés à plusieurs centaines de millions d'euros par an posent la question de leur financement. Ainsi, la liaison « Arc Express », projet d'infrastructures fondamental et prioritaire du SDRIF, constitue une opération sans équivalent depuis la création du RER dans les années 70. Il devrait faire l'objet d'un débat public au second semestre 2009. Ce projet assurerait le maillage de l'ensemble des lignes radiales du réseau structurant. Les projets de tangentielles ferroviaires, de rocade en tramway et l'ensemble des projets de TCSP de desserte locale répondent également à ces nouveaux besoins de transport collectifs en rocade.
Traditionnellement, en Île-de-France, le financement des transports repose sur trois piliers :
Ce système ne pourra suffire à combler l'écart grandissant entre besoins de financement et ressources disponibles.
Il est désormais acquis que de nouvelles sources de financement vont
devoir être mobilisées. Pour rappel, durant la décennie 90, le Fonds
d'aménagement de la région Île-de-France (FARIF) avait été instauré
pour conforter les créations d'infrastructures de transports, en
complément des crédits budgétaires des Contrats de Plan. Ce fonds
spécial était assis sur le produit de la taxe annuelle sur les bureaux
(qui représente environ 300 millions d'euros/an). La loi de finances de
2000 a clos le FARIF et réintégré les recettes et dépenses dans le
budget général de l'État. Une partie (50%) est toutefois réaffectée à
la région Île-de-France, en compensation de la disparition de la
dotation globale de fonctionnement qu'elle percevait jusqu'alors.
Le lancement de ce thème d'étude pourrait répondre à différentes attentes des membres de l'ORIE :